| Un peu d'histoire :
Le 5 mars 1931, Monsieur Camille Blaisot, ministre
de la santé publique inaugure le Dispensaire Hahnemann,
au 99 boulevard Blanqui.
"Fondé par des malades reconnaissants et des
médecins expérimentés, pour d'autres
malades et d'autres médecins", comme le précisait
le docteur Léon Vannier dans son discours d'inauguration.
En 1931, les assurances sociales n'existent pas ; pour les
plus démunis, dans les dispensaires, la médecine
se doit d'être une uvre de charité ; des
médecins bénévoles, délivrent
des soins gratuits, des médicaments, voire des vêtements,
aux indigents.
Léon Vannier (1880-1963), fondateur du Dispensaire
Hahnemann, a déjà créé en 1909
(à 22 ans donc), le dispensaire de l'Homéopathie
Française, puis en 1926, il est aussi à l'origine
des Laboratoires Homéopathiques de France. En 1930,
il fonde l'Association Philanthropique pour le Développement
de l'Homéopathie, qui a un double but : venir en aide
aux malades indigents en leur assurant des soins et des médicaments
gratuits ; venir en aide aux médecins en leur donnant
les éléments nécessaires à leur
instruction en homéopathie.
En 1937, le Dispensaire est reconnu d'utilité publique.
La guerre provoque une fermeture de 1941 à 1944. Après
cette période, malgré le grand succès
du centre, la gratuité des soins est de plus en plus
difficile à préserver et les difficultés
financières obligent à faire payer les patients...
Les demandes de conventionnement auprès de la sécurité
sociale, sont rejetées, car les médecins sont
bénévoles ! ! ! Hors les médecins du
Dispensaire, tiennent vraiment au bénévolat
! ! ! Les consultations devenues payantes et non remboursées,
la fréquentation du centre baisse et le profil sociologique
des patients se modifie. Au décès de Léon
Vannier, en 1963, c'est le docteur Pierre Barbier qui
cumule les fonctions de médecin chef et de président
du conseil d'administration.
En 1991, Pierre Barbier démissionne, un nouveau
conseil d'administration, dirigé par le docteur
Jocelyne Gréco, reprend le Dispensaire en main.
Le personnel médical et non médical est renouvelé,
des travaux de rénovation sont engagés. Le Dispensaire
revit, en dix ans la croissance du nombre de consultation
est de 30 % par an, le budget s'équilibre, le cadre
devient agréable et moderne. Le Conventionnement est
obtenu en 1992, ce qui permet aux patients démunis
de bénéficier à nouveau des consultations
d'homéopathie, d'acuponcture et d'ostéopathie.
Car au fil des années, le Dispensaire accueille ces
nouvelles spécialités.
Depuis son origine, le Dispensaire a aussi pour vocation
d'être un centre de formation pour les futurs
médecins homéopathes. Cet objectif a été
maintenu depuis, en effet actuellement, il accueille les futurs
homéopathes du Centre d'Etude et de Développement
de l'Homéopathie (CEDH), les futurs ostéopathes
de la Société Française d'Ostéopathie
(SFO), de futurs acuponcteurs et de futurs "ostéopathes
crâniens". Ces médecins assistent à
certaines consultations, avec un médecin confirmé
dans la spécialité, cette formation pratique
auprès du malade complète une formation théorique
dispensée en dehors du Dispensaire. Le Centre possède
aussi grâce à de nombreux dons, une riche bibliothèque
spécialisée en homéopathie, ouverte aux
étudiants sur rendez-vous. Une salle de réunion
accueille les soirées de Formation Médicale
Continue de différents groupes de médecins et
depuis peu avec le soutien des Laboratoires, les "Soirées
du Dispensaire", permettent à l'équipe
médicale de se retrouver pour approfondir un sujet
avec un intervenant extérieur.
Aujourd'hui une quarantaine de médecins bénévoles
continuent à assurer les consultations, trois médecins
salariés assurent la permanence de soins et les rendez-vous
urgents, une infirmière assure chaque matin les soins
infirmiers. Le Centre fait donc preuve d'une belle vitalité,
seule ombre au tableau, le risque d'expulsion, lié
à une augmentation de loyer de 100 %, imposée
par le propriétaire des lieux. Nous avons donc sollicité
une subvention auprès des services de la Mairie de
Paris. Nous espérons vivement qu'e notre qualité
d'association Loi 1901, reconnue d'utilité publique,
que le bénévolat des médecins, que la
possibilité pour des personnes à revenus modestes
d'accéder à des soins remboursés ou pris
en charge par la CMU, seront des facteurs positifs pour obtenir
cette subvention qui nous permettra de continuer à
faire vivre le Centre Hahnemann. Il semble que la Mairie de
Paris ne puisse pas accorder de subvention de fonctionnement,
mais seulement des subventions d'équipement. Dans la
situation où se trouve le Dispensaire, il est impensable
d'engager les aménagements qui seraient pourtant nécessaires.
Notre préoccupation actuelle est de faire face à
l'augmentation du loyer, pour ne pas devoir purement et simplement
fermer le Centre.
Fermer le Centre, ce serait 8 emplois supprimés
et des patients dans l'impossibilité de retrouver une
structure équivalente.
Nous avons vraiment besoin d'aide.
Docteur Monique Quillard (présidente).
Si vous désirez en savoir un peu plus, vous pouvez
visiter notre site :
http://perso.wanadoo.fr/hahnemann
CENTRE
DE SANTE HAHNEMANN
1, rue Vergniaud
75013 Paris
tel : 01 45
80 15 03
fax : 01 53 62 06 02
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